une crise qui frappe durement le centre-sud

Logement

Dans le Centre-Sud, comme partout à travers le Québec, la situation du logement est critique. Les personnes à faible et modeste revenu sont plus particulièrement touchées. La rareté des logements abordables, la hausse rapide des loyers et la gentrification transforment profondément le quartier et ses conditions de vie. Découvrez les différents aspects de cette crise qui frappent durement le quartier.

Portrait du logement dans Centre-Sud

La crise du logement s’est aggravée depuis 2021 avec l’intensification de la pénurie de logement. Le Comité logement Ville-Marie estime que cette crise est disproportionnée dans le centre de Montréal.

La situation affecte plus durement :

  • les familles avec enfants
  • les jeunes
  • les personnes issues de l’immigration
  • les personnes aînées
  • les personnes seules

Une étude du Comité d’actions féministes du Centre-Sud, révèle aussi que les femmes et les personnes de la diversité de genre sont aussi fortement affectées par la crise du logement.

1 sur 3 locataires en situation d’inabordalibilité
C’est à dire que les locataires consacrent 30% à 100% de leur revenu brut au logement (situation jugée inabordable par la SCHL)

1 personnes sur 4 à Montréal a eu de la difficulté à payer son loyer en 2025 (un signal d’alarme de Vivre en Ville)

76% des ménages sont locataires contre 24% propriétaires (en 2021)

Gentrification et loyers inabordables

1 884$ loyer moyen d’un 4 1/2 à Ville-Marie
Les loyers figurent parmi les plus élevés de l’île de Montréal (arrondissement où se trouve le Centre-Sud)

 

Dans le Centre-Sud, la gentrification exacerbe les enjeux liés au logement :

  • De nombreux projets immobiliers voient le jour, mais les logements construits sont majoritairement hors de portée financière pour la population locale.
  • Peu de logements sociaux sont construits.

De plus, lors d’un changement de locataire, les hausses de loyer sont souvent importantes. Quand une personne doit se reloger, il est donc presque impossible pour elle de trouver un loyer qui soit abordable. Il arrive donc trop souvent que des personnes doivent quitter le quartier, parce qu’elles ne sont pas capables de s’y reloger.

Ainsi, l’offre de logements développée dans le Centre-Sud est très chère. Il n’y a que très peu de logements à un prix réellement accessible qui soient disponibles sur le marché.

Crise du logement et itinérance

28% des personnes en itinérance ont dit avoir été déjà expulsées de leur logement (SCHL, 2025)

La crise du logement contribue directement à l’augmentation de l’itinérance, visible ou cachée. À la suite d’une expulsion de leur logement : 

  • des personnes sont incapables de trouver un logement qui corresponde à leur situation économique et sociale et n’ont d’autres choix que de vivre dans la rue.
  • d’autres se retrouvent en situation d’itinérance cachée lorsqu’elles sont hébergées temporairement chez des proches, faute d’autres options.

Selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain, le logement social (HLM, OSBL et coopératives d’habitation) est une solution essentielle pour sortir de la crise de logement.

Campement : une solution de dernier recours

Lorsqu’il n’y a aucune solution pour se loger, que ce soit dans un logement privé, public ou communautaire, s’installer en campement est la dernière chance pour survivre.

Bien qu’ils ne devraient jamais être nécessaires, les campements peuvent offrir, temporairement, un espace plus sécuritaire et plus privé que la rue.

Pour en savoir plus, consultez la page Campement dans le Centre-Sud : que faire, comment agir et quelles ressources contacter

Les organismes communautaires et leurs locaux

La situation locative des organismes communautaires du Centre‑Sud demeure préoccupante. Même si les données complètes manquent encore, de nombreux témoignages montrent la fragilité du milieu face à la hausse des loyers, à l’insalubrité de certains espaces et au manque de locaux accessibles.

Logement, genre et violence

14% des femmes et des personnes de la diversité de genre du Centre-Sud ont dû rester dans une situation de violence conjugale en raison du coût du logement (CAF, 2025)

 

Une étude publiée en 2025 par le Comité d’actions féministes du Centre-Sud met en lumière la réalité spécifique des femmes et des personnes de la diversité de genre :

  • 46% des personnes sondées vivent dans un logement trop cher 
  • 14% n’ont pas pu quitter une situation de violence conjugale en raison du coût élevé du logement 
  • 13% des personnes sondées vivant en situation d’itinérance ont comme point d’avoir été victimes de violences

Cette étude démontre à quel point la crise du logement est aussi une question de sécurité et de droits.

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